Les Chefs

Avertissement : la critique suivante ne révèle aucunes intrigues de la saison en cours.  Je souhaite simplement vous partager mon opinion sur le format de l’émission.

Antenne: Radio-Canada
Plage horaire: lundi soir 20h
Réalisation: Érick Tessier
Auteurs: Jean-François Pedneault, Paul Rodriguez, Dominique Savoie

L’émission Les Chefs  est une compétition.  13 aspirants chefs doivent s’affronter une fois par semaine afin de cuisiner un repas gastronomique en relevant le défi qui inclut toujours au moins un produit vedette. C’est Julie Bélanger qui anime avec l’aide du chef cuisinier Daniel Vézina qui agit également à titre de coach pour les participants.  Les candidats doivent compléter leurs plats dans le temps qui leur est alloué après quoi les juges évalueront leur travail.  Ils annoncent ensuite les gagnants de la semaine; celui ou celle qui a préparé le meilleur plat verra sa recette publiée sur le site Internet de Radio-Canada.  Les deux aspirants ayant le moins bien performé doivent s’affronter dans un duel où ils n’auront que quelques minutes pour accomplir des techniques de bases.  Le perdant est éliminé et le processus est répété lors des 11 semaines de la compétition jusqu’au couronnement du grand gagnant qui remportera un prix de 50 milles dollars.

Entre chaque épisode, les candidats ont la chance de suivre des ateliers de cuisine avec leur mentor Daniel Vézina.  Daniel œuvre dans le milieu de la restauration depuis la fin des années ’70 et est le copropriétaire, avec sa femme, de deux restaurants (Laurie Raphaël) à Montréal et à Québec.  À la fin de l’émission, il nous offre un segment où il approfondi une technique moins bien maîtrisé par les chefs lors de la dernière épreuve.

Concernant les juges, l’équipe est formée de Norman Laprise, chef du restaurant Toqué! à Montréal, Jean-Luc Boulay, chef du restaurant Le Saint-Amour dans le Vieux-Québec, et le professeur de cuisine Pasquale Vari à l’Institut d’hôtellerie du Québec.

Je vais commencer par vous avouez que Les Chefs est immédiatement devenue un coup de coeur estival lors de sa première saison en 2010.  En tant que fan des émissions de cuisine sur le réseau anglophone The Food Network,  j’étais intrigué quant à la recette qu’utiliserait Radio-Canada pour se démarquer des autres.  Et vous savez quoi? J’ai de la difficulté à regarder les émissions des compétiteurs depuis!

Ses auteurs nous offre un produit rafraîchissant en comparaison à ses prédécesseurs, tel que Hell’s Kitchen avec le chef aux critiques crues, Gordon Ramsay. Dans le cas de l’émission du télédiffuseur public, on ne perd pas de temps avec les relations entre les candidats. On se concentre principalement sur la compétition culinaire ce qui nous donne le goût de préparer les recettes à notre tour. Les autres émissions de télé réalité semblent toujours vouloir montrer la nature humaine à son plus bas niveau lorsqu’on les met en conflit.  Ici, les apprentis se rapprochent d’un épisode à l’autre et il n’est pas rare de les voir s’entraider une fois de temps en temps. Tous sont émus lorsqu’il y en a un ou une qui doit quitter la brigade.

Les aspirants Chefs ont la chance de recevoir des critiques constructives de la part des juges, on peut les voir analyser les techniques et prendre des notes à partir de critères très précis. Le professionnalisme est au rendez-vous et on ressent le respect entre les participants. Les juges partagent même à l’occasion leurs procédures d’exécution pour certaines techniques tout en observant le travail des aspirants.

Le produit vedette est mis en valeur à chaque semaine et nous avons toujours droit à un reportage sur l’endroit de production, que ce soit une ferme d’élevage, une terre agricole ou tout simplement une type de pêche.  Il s’agit d’un produit canadien/québécois biologique pour faire la promotion des produits d’ici. Cela nous permet non seulement d’en apprendre plus sur la cuisine, mais également sur les passionnés qui œuvrent derrière nos aliments.

Il n’est pas rare non plus que les chefs reçoivent la visite d’une vedette qui agit à titre de juge. Par exemple, cette saison, Bruni Surin est
venu visiter le studio alors que le défi de la semaine était de cuisiner un repas typiquement Haïtien. Nul besoin de vous dire que les aspirants chefs devaient à ce moment-là faire preuve de créativité pour accomplir la tâche.  Surtout que plusieurs d’entre eux n’étaient pas familiers avec la cuisine du pays.

On est loin du style d’Un Souper presque parfait.  Malgré les critiques parfois sévères des juges, il est clair que lorsqu’on regarde les assiettes préparées, nous avons affaire à des professionnels.  On ne parle pas ici de Monsieur, Madame tout le monde.  Ce sont tous des candidats qui ont étudié leur art.

Ce que j’aime un peu moins de la compétition c’est que chaque épisode est condensé pour durer seulement qu’environ 43 minutes.  Ce qui veut dire qu’à l’intérieur de cela, il faut introduire le défi de la semaine, voir les aspirants chefs cuisiner, voir les juges délibérer, couronner le champion et suivre le duel entre les deux perdants de l’épisode afin d’envoyer quelqu’un à la maison.  J’adore la formule, on s’imagine à la place des participants alors qu’ils vivent tout un stress, sauf que je trouve qu’il serait intéressant d’en apprendre davantage sur la technique.  J’aimerais comprendre à quoi ils pensent lorsqu’ils prennent des notes, pourquoi décident-ils d’agencer certains ingrédients plutôt que d’autres…

Je suis réaliste et je sais qu’on ne pourrait pas apprendre à faire leur métier en écoutant une saison de 11 épisodes, et ce n’est pas le but non plus, mais venant d’un grand fan, j’aimerais juste passer un peu plus de temps à les voir au travail afin de prendre des notes de mon côté et de pouvoir les imiter lors de mon prochain souper en amoureux.

J’ai aussi remarqué que la formule a beaucoup changé depuis la première saison et ils ont pour la plupart beaucoup amélioré le rythme de l’émission.  Par contre, un point fort de la première saison et que j’aurais aimé retrouver cette année, c’est le segment des défis extérieurs afin de préparer un met pour un invité vedette.  Celui ou celle qui gagnait obtenait un privilège/avantage sur les autres participants pour le défi de la journée.  C’est vraiment mon seul point négatif.

Finalement Les Chefs est donc une excellente émission d’été, légère et très plaisante à regarder en famille alors qu’on essaie tous de deviner qui partira à la fin de chaque épisode.  Radio-Canada a même réussi à la rendre interactive alors qu’on peut continuer le visionnement et participer au concours sur Internet.  Je lève mon chapeau aux artisans derrière l’émission, ou devrais-je dire ma bière! Santé!

Imaginal

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Omertà: Le film qui aurait dû rester siliencieux…

Cinéaste: Luc Dionne
Scénariste: Luc Dionne
Acteurs: Patrick Huard, Stéphane Rousseau, René Angelil, Rachel Lefebvre, Michel Côté

Omertà (le film) est inspiré de la série télévisée, diffusée à Radio-Canada de 1996 à 1999, écrite par Luc Dionne qui, presque 15 ans plus tard, récidive mais au grand écran.  À l’image des américains, cette fois-ci c’est une ancienne série québécoise qui reçoit l’honneur de l’adaptation au cinéma.  Je pense par exemple à 21 Jump Street (2012), Starsky and Hutch (2004) ou de Sex and the city (2008, 2010).  Dionne est signe ici la réalisation et le scénario.

Le film met en vedette Michel Côté dans le rôle de Pierre Gauthier, un ancien policier spécialisé dans le crime organisé qui est aujourd’hui le directeur de l’agence de sécurité privée,  Pulsar International.  Il se fait engager par son ancien patron, Gilbert Tanguay (Michel Dumont), afin d’enquêter sur un dossier.  Pierre appel en renfort l’une de ses meilleure agente Sophie (Rachel Lefebvre), qui devra infiltrer les membres de la mafia italienne de Montréal pour gagner la confiance de Sam Cohen (Stéphane Rousseau), mystérieusement sorti de prison, et de Steve Bélanger (Patrick Huard), le gérant d’un restaurant connu des policiers pour ses activités liés au crime organisé.  Les deux hommes planifient un gros coup  impliquant des lingots d’or et un alliage spéciaux de métaux.

Je ne peux malheureusement pas en dire long sur la télésérie des années ’90 puisque cela fait trop longtemps que je l’ai vu.  Cependant, je me souviens très bien l’avoir regardé avec ma mère, qui écoutait la série religieusement, et de m’être dit qu’à l’époque c’était très avant-gardiste pour une série au Québec.  J’avoue que lorsque j’ai vu l’affiche du film pour la première fois, puisque je n’avais pas encore entendu parler du projet, je n’ai pas été attiré tout de suite pour l’inscrire à mon agenda de mes sorties cet été.  Surtout que le film met également en vedette René Angelil, dans le rôle de Dominic Fagazi, alors que j’ai d’avance un préjugé contre cet homme d’affaires qui joue un parrain de la mafia. Mais finalement, c’est la bande-annonce qui m’a donné le goût d’accorder une chance à l’adaptation au grand écran.

Par contre… Le film de Dionne est d’une platitude totale.  En raison de quelques scènes, je n’étais jamais pas certain si le film se voulait sérieux ou tout simplement une comédie et pourtant les blagues ne sont jamais livrées par le personnage de Stéphane Rousseau.  L’adaptation avait du potentiel, avec plusieurs bons acteurs, un genre rarement vu au grand écran québécois et en plus d’être inspiré d’une série qui avait captivé les québécois en 1996, mais le scénario ne livre pas la marchandise.  À certains endroits, on a l’impression que le film se donne un look de Bon cop, bad cop (2006) alors que le sujet du film est beaucoup trop sérieux.

Michel Côté fait un bon travail malgré le scénario, et on reçoit une belle présence de Patrick Huard.  Ils ont été à la hauteur de leurs réputations respectives et j’en suis ravi.  La belle surprise est celle de Stéphane Rousseau dans le rôle d’un mafioso psychopathe.  Il revient de loin, surtout lorsqu’on compare son jeu dans ses derniers films, tel que Astérix aux jeux olympiques (2008).  Il joue bien son rôle et nous fait croire que Sam est plus qu’un simple méchant. Rachel Lefebvre est celle qui m’a déçu le plus dans son rôle de Sophie, et ça en dit beaucoup lorsqu’on regarde le jeu de René Angelil et de Paolo Noel qui sont tout aussi décevant.  Rachel ne réussit jamais à rendre son personnage crédible ce qui n’aide pas la cause perdue d’avance du film.

J’ai eu beaucoup de difficulté à comprendre le but de l’histoire. On apprend rapidement  la mission de Sam Cohen et Steve Bélanger mais ensuite, sans vouloir vous en dire trop sur l’histoire pour ne pas briser le «punch», il y a un élément déclencheur qui vient carrément ralentir le rythme du film qui était déjà beaucoup trop lent. À ce moment-là, j’espérais à tout prix que ça se termine puisque les personnages semblent tout simplement tourner en rond. Et malheureusement, la conclusion n’a pas su venir sauver le reste du film, qui se termine en queue de poisson.

Dionne nous laisse non seulement avec un dossier non résolu, mais en plus avec une fin qui nous laisse croire qu’il y aura une suite.  Eh bien, à cela je dis non merci!  Je vais probablement me consoler en me procurant la télésérie des années 1990 afin de me replonger dans la série culte.  J’espérais qu’avec Omertà j’aurais droit à un film qui pourrait me rappeler Le Parrain (1972), mais hélas, ce rêve est devenu cauchemard . La prochaine fois que j’ai le goût de regarder un bon film de «gangster» je vais plutôt regarder les films de Scosese qui demeure le pro du genre.

 

Imaginal

Rebelle (v.o.a.Brave)

Réalisé par:  Mark Andrews et Brenda Chapman

Écrit par: Brenda Chapman, Mark Andrews et Steve Purcell

Avec les voix de:  Kelly Macdonald, Billy Connolly, Emma Thompson

Rebelle est une tentative de la part de Pixar pour non seulement garder le studio au sommet mais aussi de nous faire oublier la cuisante défaite Des Bagnoles 2 (Cars 2 -2011).

Le film est réalisé et écrit par Mark Andrews (Star Wars: Clone Wars, The Iron Giant) et Brenda Chapman (Prince of Egypt, Lion King, Beauty and the beast) qui sont bien connus pour leurs participations antérieures sur d’autres films animés.  Mais avec Rebelle, ils perdent quelques plumes à leur réputation.

Rebelle est l’histoire de Merida, lue par Kelly Macdonald (Boardwalk Empire), une jeune princesse qui vie dans un royaume en Écosse.  Elle habite avec son père, Lord Fergus (Billy Connelly), sa mère, Elinor (Emma Watson) et ses 3 petits frères.  Contrairement aux princesses dignes de ce nom, Merida aime aller à cheval dans la forêt et s’amuser au tir à l’arc que son père, le roi, lui a donné.

Dès sa tendre enfance, Elinor tente de lui inculquer les valeurs propres à la royauté, afin d’être un jour prête à se marier avec un prince d’un des 3 clans voisins.  Dès qu’elle en a l’occasion Merida contredit sa mère et lorsque celle-ci lui parle des préparatifs pour un mariage arrangé, elle s’enfuit dans la forêt.  Elle fait la rencontre d’une sorcière qui lui offre un sort pour que sa mère se range de son côté et annule le mariage. Malheureusement, comme toutes les potions magiques, le prix est élevé et le sort prend un virage auquel Merida ne s’attendait pas.  Elle devra faire preuve de bravoure (d’ou le titre du film en version original « Brave ») pour trouver une solution et comprendre la magie derrière ce sort.

Lorsque j’ai vu la bande annonce du film Rebelle la première fois il y a un an, Pixar promettait un film plus obscur que leurs créations précédentes.  Je m’attendais à l’histoire d’une jeune fille qui vivrait une aventure palpitante, un genre de mélange entre Jeanne d’Arc et Mulan (1998).  Nous avons cependant eu droit à une mauvaise imitation d’un film de Disney.  Mais puisque Disney produit normalement de bons films, plusieurs d’entre vous devez vous demandez : Est-ce une mauvaise chose d’avoir cette signature?

Disons que suite au succès que le studio Pixar a connu au cours des années depuis Toy Story (1995), plusieurs ont commencés à « snober » Disney.  Comme si le studio qui nous avait introduits à notre souris préférée était dorénavant incapable de produire des films inspirés.  Je dois admettre qu’ils n’ont pas fait de film animé que j’ai voulu voir depuis maintenant bien longtemps.  Mais n’oublions pas les classiques tels que Aladin (1992), La Belle et la Bête (1991) et bien sûr, mon préféré, Le Roi Lion (1994).

À mon avis, Rebelle est un mélange entre Dragon (2010), Kuzco, L’empereur Mégalo (2000) et Mulan mais ne m’a pas diverti pour autant.  Le comparer aux efforts précédents de Pixar serait tout simplement injuste.  Le scénario de Chapman et Andrew essaie d’être intelligent tout en offrant des blagues infantiles et échoue à me garder captiver.

C’est bien dommage puisque l’histoire a tous les ingrédients pour en faire une bonne recette (en faisant référence à Ratatouille) mais ils sont tous insérés dans le mauvais ordre sans jamais réussir à se marier.  Le film ne rend pas justice au talent du superbe ensemble d’acteurs qui prêtent leur voix pour donner vie aux personnages écossais dans sa version originale anglaise, tels que Billy Connelly, Emma Thompson Julie Walters, Craig Ferguson et John Razenberger.

Quoique, si vous demandez à ma fille de six ans et demi, Océanne, elle vous dira qu’elle a aimée le film.  C’est quand même surprenant, si je considère que nous avons vu le film dans sa version originale anglaise, alors que sa langue maternelle est le français mais  la raison en est simple; Rebelle comporte beaucoup de scènes non-verbales qui lui ont permis de non seulement comprendre l’histoire mais aussi de rire à plusieurs reprises.  Elle a particulièrement aimé les personnages de Merida et de ses trois petits frères, qui sont très espiègles et manigances toujours de mauvais coups!

Au bout du compte, la différence entre Rebelle et les autres films de Pixar est marquante par le fait qu’il n’est pas attirant pour les adultes.  Pixar a réussi à monter les échelons à Hollywood en raison de leur capacité d’écrire des scénarios qui travaillent à deux niveaux; de permettre aux enfants et à leurs parents de les apprécier comme par exemple Némo et Monster Inc.  Alors, selon moi, allez-y seulement parce que vos tout petit veulent le voir à tout prix.  Sinon, je vous recommande fortement de le laisser tomber et de regarder à nouveaux les films cultes une deuxième, troisième voir même quatrième fois…

Imaginal

L’Extraordinaire Spider-Man

Cinéaste: Marc Webb
Scénaristes: James Vanderbilt, Alvin Sargent et Steve Kloves
Comédiens: Andrew Garfield, Rhys Ifans et Emma Stone

Si je devais me prononcer, je dirais que l’été a officiellement commencé le 3 juillet!  La machine Hollywoodienne a statué que la période de films d’été a débuté au mois de mai avec la sortie de la super production de Marvel, Les Avengers.  Cependant, bien que j’ai aimé le film qui rassemblait un groupe de superhéros (vous pouvez lire ma critique du 7 juillet), aucun film n’arrive à la cheville de L’Extraordinaire Spider-Man.(pour l’instant du moins, dans mon palmarès de l’été 2012)

Le quatrième chapitre de l’homme-araignée est un “remake” de la trilogie du cinéaste Sam Raimi qui s’est terminé en 2007.  Les studios Columbia Pictures et Marvel Enterprise ont choisi Marc Webb pour rafraîchir la série du célèbre superhéros avec un scénario de James Vanderbilt.

Andrew Garfield qui remplace Tobey Maguire dans le double rôle de Peter Parker/Spider-Man, Emma Stone remplace Kristen Dunst non pas dans le role de Mary Jane Watson mais celui de Gwen Stacy et Rhys David incarne le rôle du méchant, le Lézard.

L’histoire commence avant celle racontée par Sam Raimi, bien avant que Peter Parker rencontre Mary Jane Watson et même avant que ses parents décèdent.  Peter Parker découvre des indices qui pourraient lui permettre de comprendre la disparition de ses parents alors qu’il n’était qu’un jeune garçon.  Arrivée à la période de l’école secondaire, Peter habite avec son oncle Ben (Martin Sheen) et sa tante May (Sally Field) et tombe follement amoureux de sa collègue de classe, Gwen Stacy.  Sa quête de la vérité l’amène dans le laboratoire du Docteur Connors, l’ancien partenaire de son père Richard Parker, qui travaille pour la compagnie pharmaceutique Oscorp.  Dr. Connors travaille toujours sur le mélange des génétiques d’espèces, une technique qui lui permettrait de régénérer des membres pour ainsi pouvoir retrouver sa propre main.  Il reçoit beaucoup de pression de la part des dirigeants de la compagnie qui désirent à tout prix trouver un remède miracle pour guérir Norman Osborn, atteint d’une maladie grave.  Lorsque Peter Parker entre par infraction dans le laboratoire, il se fait accidentellement mordre par une araignée radioactive qui lui donne des superpouvoirs. Ces pouvoirs concèdent rapidement d’énormes responsabilités à Peter puisqu’il devra affronter le puissant Lézard, l’alter-go du Dr. Connors.

À l’image de la série des films de Batman, réalisés par Christopher Nolan; Marc Webb s’attarde aux questions suivantes : Un simple citoyen peut-il se donner le droit de combattre le crime? Pouvons-nous permettre qu’un justicier différencie les bons des méchants?  Ces questions diviseront les gens lorsque Peter rencontrera le père de Gwen, le capitaine Stacy, qui croit que Spider-Man devrait se retrouver derrière les barreaux afin de permettre aux policiers d’accomplir leur travail.


Pour un cinéaste qui signe seulement son deuxième long métrage, après avoir réalisé un long métrage à petit budget, Marc Webb fait un excellent travail avec L’Extraordinaire Spider-Man.  Il a été choisi suite au succès de son film « 500 jours ensemble » (2009) que j’ai aussi adoré.  Ma blonde vous dirais le contraire sauf qu’au bout du compte, qui est-ce qui écrit ce blog?  Alors pourquoi est-ce que Columbia/Marvel l’ont t’ils choisi, considérant qu’il n’avait pas d’expérience avec des films à gros budget?  À mon avis, le choix s’est arrêté sur son nom… Webb = toile d’araignée!

Allez, avouez que c’est louche!  D’autres croient que c’est dû au fait qu’il est jeune donc les studios pouvaient le contrôler plus facilement surtout après avoir fait affaire avec Sam Raimi.

Vous voyez, après avoir dirigé les deux premiers Spider-Man qui ont été non seulement très bien reçu, mais ont aussi eu de très bonnes recettes au box-office, le studio aurait forcé Raimi à ajouter Venom comme méchant dans le troisième film.  Le problème?  Raimi n’a jamais aimé le personnage et cela paraissait à l’écran.  Le dernier de sa trilogie contient donc trop de méchants ce qui donne comme résultat un film qui n’a pas le temps de bien développer ses personnages.  Même si le film a été un succès pour grand public, le studio en a conservé un goût amer et a donc offert plus de flexibilité à Raimi pour le quatrième film.  Malheureusement, leurs différents ont refait surface et c’est la raison pour laquelle on se retrouve aujourd’hui avec une toute nouvelle équipe.

Tout cela pour dire que Webb était le choix parfait.  Son expérience à approfondir les personnalités de ses personnages est évidente dans le film alors qu’il nous offre un Peter Parker plus réaliste qui doit jongler entre ses problèmes personnels et sa responsabilité à titre de justicier masqué.  Bien sûr, le scénariste James Vanderbilt, mérite autant de crédit alors qu’il nous offre une histoire qui se développe tranquillement avec des personnages qui jouent tous un rôle important avant de se rendre à la conclusion explosive.

Le personnage qu’incarne Andrew Garfield, Peter Parker, est un adolescent maladroit qui a de la difficulté à parler aux filles et qui ne semble pas comprendre l’importance d’accomplir ses travaux; ses responsabilités.  Tout cela change le jour ou il hérite de ses superpouvoirs.  Garfield, que j’ai grandement apprécié dans le film Social Network (2010), apporte une touche d’humanité à Spider-Man.  Il doit par exemple construire son appareil de projection de toile d’araignée puisque dans les bandes dessinées originales, ces toiles ne se fabriquent sous sa peau mais avec une invention de sa part.  Il a très bien joué le rôle d’un « geek » alors que Tobey Maguire croyait qu’il lui suffisait de porter les lunettes.  Emma Stone est le choix parfait pour lui donner la réplique.  Elle apporte une certaine sensibilité à son personnage, permettant ainsi au spectateur de croire qu’elle pourrait tomber pour Peter.  Je ne crois pas qu’il est nécessaire de parler de Kristen Dunst dans le rôle de Mary Jane Watson qui était clairement le mauvais choix.

Ensuite, il y a Rhys Ifans qui a  la tâche tout aussi difficile de jouer un double rôle, celui du Dr. Curt Conners et le Lézard.  Un peu à l’image du Dr Otto Octavius dans Spider-Man 2 (2004), Rhys joue un personnage tout aussi complexe qui a ses propres problèmes et insécurités.  Il est impossible de lui donner la simple étiquette de méchant et Ifans le joue à perfection.

Il y a un élément qui revient entre Peter Parker et l’historique des adaptations de Spider-Man : le timing. Pour Peter, il semble souvent faire preuve de mauvais timing, être au mauvais endroit au mauvais moment est sa marque de commerce.  Que ce soit lorsqu’il se fait mordre par une araignée ou même lors de la mort de son oncle Ben.  Alors que pour la série de films Spider-Man, le studio a pris plus de 10 ans avant de réussir à produire le premier opus de la trilogie de Sam Raimi, puis seulement 5 ans entre ce remake et Spider-Man 3.  Plusieurs croyaient qu’il était trop tôt pour rebâtir la série, et je fais partie de ceux-là.  Quand Columbia et Marvel ont annoncés qu’ils avaient mis Raimi et son groupe de comédiens à la porte du quatrième film et qu’ils allaient repartir la série à zéro en prenant plus de temps à développer le personnage, j’étais septique.  Le plan : de garder Peter Parker à l’école secondaire durant plusieurs films. J’avais donc de grandes attentes lorsque j’ai fait les premiers pas dans la salle de cinéma le soir de mon visionnement.  Je me suis alors demandé : Est-ce que le timing est bon?

La réponse est OUI!  J’ai adoré L’Extraordinaire Spider-Man.  Étant l’un de mes deux personnages de bandes dessinées préférés lors de mon enfance, je peux vous dire qu’ils ont fait du beau travail.  J’ai aimé l’histoire, adoré les personnages, le jeu des acteurs et les scènes d’action.  Il y a eu quelques endroits où j’ai moins aimé les effets spéciaux, sauf que le film ne pouvait pas être parfait non plus!  Les superhéros ont plusieurs histoires dans les bandes dessinées alors lorsque c’est adapté pour le grand écran il est normal de trouver des défauts et je trouve qu’il y avait clairement plusieurs éléments à améliorer de la première trilogie, c’est une mission réussie pour Webb.  J’ai toujours un faible pour les films plus obscurs qui nous présente des personnages plus réalistes comme Batman (dont j’attends impatiemment la sortie le 20 juillet prochain).

J’aimerais vous mettre au défi, allez donc voir le film et voyez si vous êtes capable de résister à votre envie d’applaudir à la fin lorsque les autres spectateurs feront de même.  Eh bien, de mon côté, je n’ai pas pu résister.  Je l’ai fait en espérant que l’équipe derrière ce petit dernier pourrait m’entendre, même à distance, afin que cela les encourage à faire pareil pour la suite.

Imaginal

Les Avengers

Les Studios Marvel préparent depuis 2008, le film qui mettrait en vedette Iron Man, Thor, Captain America et Hulk en sortant pour chacun un film qui les a introduits. Suivant les pas de John Favreau, Kenneth Branagh, Joe Johnston, Louis Leterrier et Ang Lee, c’est finalement Joss Whedon qui est mandaté pour l’énorme tâche de rassembler les quatre personnages dans un seul film.

Whedon s’est créé toute une réputation lors de sa carrière non seulement à titre de réalisateur, mais surtout en tant que scénariste pour la télévision avec des émissions telles que Buffy The Vampire Slayer et Firefly. Plusieurs diront qu’il est particulièrement doué lorsque vient le temps de créer de bons personnages. Une qualité qui lui est favorable lors de l’écriture du film Les Avengers pour mettre à l’avant-plan la relation entre 6 superhéros qui doivent s’unir sous les ordres de Nick Fury (Samuel Jackson), directeur de S.H.I.E.L.D., afin de contrer le plan diabolique de Loki et de son armée qui souhaitent détruire la terre.

Avant de pouvoir combattre les forces du mal, nos super-héros; Captain America, Iron Man, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye doivent d’abord apprendre à travailler ensemble. Ce qui signifie que le réalisateur passe une majorité de l’introduction à démontrer les conflits entre chacun des personnages lors de leur première rencontre.

Étant donné la grande popularité de Robert Downey Jr’s qui incarne le personnage Iron Man pour la troisième fois, il n’est pas surprenant de constaté que Tony Stark et son alter ego apparaissent plus souvent à l’écran que les autres. Personnellement, je n’y ai pas vu de désavantage que Disney lui donne autant d’importance puisque sa prestation apporte tellement au personnage et au divertissement du film qui ne se prend pas au sérieux.

Mark Ruffalo, qui incarne Bruce Banner, devrais-je plutôt dire Hulk, est la plus belle surprise du film. Malgré le fait que j’ai adoré de loin la version de Edward Norton dans L’Incroyable Hulk à celle mettant en vedette Eric Banna dans le film d’Ang Lee, il reste que Whedon a tout simplement voulu avoir du plaisir avec le personnage et c’est exactement ce que nous avons eu. Il devient rapidement mon personnage préféré. Bien sûr Scarlett Johansson n’est pas mise de côté, le costume de Black Widow lui va à perfection.

Puisque Whedon est excellent pour la création de personnages, celui-ci alloue très bien à chacun  leur moment de gloire.  Comme par exemple Thor qui se retrouve dans un drame familiale avec son frère alors qu’il essaie de le convaincre de faire marche arrière ou les moments lorsque Captain America doit s’adapter au fait qu’il se retrouve dans une nouvelle époque.

Le film les Avengers de Marvel se veut être un simple film de divertissement mais un excellent film d’été durant une période où la compétition sera féroce avec les sorties attendues du prochain Spider-Man (retrouvez ma critique du 4 juillet) et du dernier de la trilogie de Batman. Puis à ce niveau, Whedon livre la marchandise en créant un film non seulement pour toute la famille, mais également pour ces amateurs de bandes dessinées qui en auront plein la vue.

Malgré tout, autant que j’ai aimé ce chapitre dans l’aventure des Avengers et trouvé qu’il est le meilleur des adaptations au grand écran de la série de Marvel, je dois avouer que je préfère toujours de loin le côté obscur de la série des films de Batman créés par Christopher Nolan. Je n’étais pas particulièrement excité à l’arrivée du film Les Avengers cet été, donc je suis entré dans la salle de cinéma sans trop d’attentes, mais j’ai tout de même fini par apprécier.

L’histoire n’est pas très étoffée et prend beaucoup de temps à se développer afin de donner plus de place aux personnages et devient un excellent film d’action alors que la conclusion nous offre d’excellents effets spéciaux, assez pour rendre Michael Bay jaloux.

En conclusion, Joss Whedon nous offre un excellent film popcorn, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il est quelque peu surévalué. J’ai lu quelque part que Les Avengers devient l’exemple parfait pour prouver que le public est prêt à recommencer à aller au cinéma afin de rire, voulant dire que les films plus réalistes et obscurs des dernières années ne seront plus aussi populaires. Je suis plutôt de l’avis que c’est une question de goût.

Je ne peux pas prédire que je vais préférer L’Ascension du chevalier noir qui sort le 20 juillet mais j’ai définitivement préféré le nouvel Homme-araignée. Je peux aussi confirmer que les chances sont également très bonnes dans le cas du film de Chrstopher Nolan étant donné que je préfère que mes superhéros soient plus obscurs à l’intérieur d’un environnement plus réaliste.

Je veux être juste alors je vais dire que je recommande fortement le film tout en vous demandant de ne pas vous fier au succès qu’il vit présentement au box-office. Bon, maintenant qu’on a eu du plaisir, au prochain film d’été!

Imaginal